Voici les chroniques de ce qui s'est passé au Pays des Sables cette année. Il est un condensé de toute les négociations, tractations et efforts qui on permit d'en arriver à la prise du Sanctuaire par la Vraie Foi et la sauvegarde de Montjoie.
Bal Pourpre 1009, Forteresse de Belem
La centaine de cierges projetaient leur lumière blafarde sur la douzaine de prélats assis autour de la grande table du Saint-Siège. Chacun représentait les intérêts de chaque guilde de la Communitas de la Vraie Foi. Monseigneur Conrade du Saint-Sulpice, nouvellement promu Main de Dieu se leva et prit la parole ;
``- L’Unique est en colère. Le Jugement dernier approche. Voyez comment les calamités frappent
autant les croyants que les infidèles. Il n’y a pas moyen de s’en sortir autre que par le martyr et la dévotion. Depuis deux ans déjà nous laissons les païens de l’Allthing souiller le Saint Sanctuaire d’Al Saour Asif. Il est temps de libérer ce haut lieu saint afin qu’il soit consacré à la toute puissance de notre Église. L’Ordre des Templiers s’engage avec vos appuis à monter une croisade et à libérer le Sanctuaire pour la Grande Croisade de cet été. Bellum Non Tuum, sed Dei esse statuas!``A ces mots la plupart des prélats, excepté deux, réagirent favorablement à la harangue. Leurs ouailles avaient été amplement courtisées par le Maréchal des Templiers Aldebert de Roiville lors du Bal Pourpre, et plusieurs barons et seigneurs s’étaient engagés à prendre la croix. Il ne restait plus qu’a trouver les fonds nécessaires pour lever les troupes.
Avril 1009, Krak de Montjoie
Les principaux chevaliers de l’Ordre étaient assemblés autour d’une carte du Pays des Sables. Il
contemplait la situation, cherchant un plan de guerre qui mènerait la croisade vers la victoire. L’un des chevaliers expliqua aux autres ;
`` Dukath garde une armée de 17 unités d’élite sur le Sanctuaire. Ses vassaux les Hospitaliers on une armée massé à notre frontière sud, prêt à attaquer Montjoie dès que l’occasion se présente. Ils nous avaient assiégés en 1008 et s’en aurait été la fin pour nous si ce n’aurait été de l’intervention de sa majesté le Sultan. Selon nos espions, ils on achetés récemment du sépium
aux Argannais. Tout porte à croire qu’ils vont attaquer notre armée cette saison pour nous empêcher de prendre le Sanctuaire. Le Digitas Deï de Némésis, Monseigneur Maloran, ma parlé d’une ancienne prière dans les Saintes-Écritures qu’ils gardent dans l’Université de Tareris. Ils seraient prêts à nous la léguer pour la somme de mille solars. Formons une chorale qui entonnera en chœur cette prière et je suis sûre que l’Unique répondra à nos appels. Cela va nous permettre de gagner du temps en attendant que notre armée s’assemble. Mes frères, nous attaquerons cet été et nous les chasserons du Sanctuaire ! ``
Mai 1009, Krak de Montjoie
Un messager arriva au galop dans l’enceinte du fortin de Montjoie. La poussière avait recouvert son turban et son manteau. Un sergent s’approcha de lui pour quérir les nouvelles qu’il apportait.
``- Mon frère, nos prières on été exhaussés. J’arrive de Sokkar au Sud. Vous savez, toute ces messes que nous avons donné depuis un mois pour notre salut et qui on coûté fort cher. Et bien l’Unique a répondu a nos suppliques. Une tempête de sable venant du désert s’est abattu sur Sokkar et a balayé l’armée des Hospitaliers qui se massait à nos frontières. Ce pauvre Emir de Tessali-El-Nail doit avoir ses plans bien compromis maintenant qu’il a une armée en moins. Néanmoins, nous avons appris qu’il a une autre armée beaucoup plus loin qui est en marche et va probablement attaquer Montjoie ou renforcir le Sanctuaire. Il va falloir être prudent. Va porter la nouvelle aux autres, et fais brûler un cierge pour le repos de ces pauvres âmes qui sont disparu dans
la tempête.``Juin 1009, Krak de Montjoie
Le maréchal Aldebert de Roiville monta dans le clocher de Montjoie et contempla l’immense multitude qui bivouaquait dans la cour à l’abri des murailles. Tous bariolé de croix, il en arrivait des quatre coins du monde.
Arrivé les premier, sous les bannières rouge vin de l’Ordre du Vinier, les hommes et femmes du Baron de Montsableux ouvrait des tonneaux de vin à grand coup de haches et étaient déjà dans un état d’ivresse fort avancé. Gorgé du vin de Saint-Soulard béni par leur nouvelle Main de Dieu, monseigneur Baldrick Baldruf, les hommes d’armes du Vinier, parmi les plus fanatisé de la croisade, chantait à grand cœur en attendant le grand départ.
À côté d’eux et tout aussi festif, les gens de l’Ordre du Lion, sous le commandement de Sir Matthew qui s’était croisé au Bal Pourpre, se haranguait entre eux. Ils étaient parmi les plus motivés et étaient venus en grand nombre. La rumeur courrait dans l’ost que l’Ordre du Lion avait vidé ses coffres pour participer à cette croisade et ils avaient fournis une grande partie de
l’effort de guerre. Monseigneur Olivius qui avait été un de ceux qui avait le plus promu la croisade était assis parmi ses gens d’armes et ventait les mérites de mourir en martyre.
Un peu plus loin, la bannière grise et bleu du Lys d’argent flottait bien haute. Le baron des épées Darlin Greenleaf s’était croisé à Cassandora et était accompagné d’une troupe fort nombreuse pour une si petite guilde. Ils avaient fournis un fort contingent et en avait pour cela reçu les plus grandes bénédictions.
Derrière eux, un long oriflamme rouge et bleu marquait le campement de Sir Rammiel Sans-Terre, l’homme le plus prudent de cette croisade. Si le Maréchal Aldebert était le cœur de cette croisade, et Monseigneur Conrade la fougue, Sir Rammiel en était la conscience. Il avait longuement pesé le pour et le contre de l’entreprise et s’était mainte fois opposé à celle-ci, appelant les croyants à plutôt mettre leur effort dans la défense de l’Haldorf libre. Ses avis avait été prit en compte et il avait gagné la réputation de l’homme le plus sage en cette assistance. Il s’était finalement rallié à l’idée de la croisade mais avec scepticisme et bien qu’il n’avait pas fournit beaucoup de soldats, il était un des plus grands bailleursde fonds de la croisade et était devenu un des conseillers militaires les plus écoutés.
Un sergent vint porter une missive au Maréchal. Elle était cachetée du sceau du Poing de fer. Bien que s’étant croisé, le Roi Hubert d’Haldorf y annonçait qu’il avait dut rebrousser chemin afin de revenir défendre son royaume assiégé de tous part. Ces canailles avaient profité du fait que presque
tous les hommes d’armes avaient quittés l’Haldorf pour la croisade pour venir attaquer le royaume comme des lâches. Dieu pardonnerait au Roi car il n’est pas aisé d’être un souverain d’un royaume entouré de pareilles rapaces.
Arrivant de par le Nord, la Princesse de Bondoq menait un fort contingent de Turcopoles. Ceux-ci fort nombreux, formait prêt de la moitié de l’armée et avait été engagé à prix d’or dans tous les souks du Pays des Sables. Ils se battaient pour la paie, mais allaient avant tout tuer et mourir pour la gloire
de l’Ecclésia.
L’État-major commençait à s’inquiéter. L’ost n’était pas complet. Le Seigneur de Mokafe, Vonhrik Lunelame s’était fait croisé et avait promis un contingent d’hommes. Mais où étaient-ils? Un sergent se leva de son cheval et pointa à l’horizon où le Soleil disparaissait lentement derrière les dunes
faisant place à la Lune.
``- Là !`` Sur la crête une troupe d’hommes aux armures étincelantes venait d’apparaitre à la dernière minute. Au-dessus d’eux une grande bannière noir et bleu, la Némésis venait d’arriver ! Les croisés pourraient désormais se mettre en marche. Le lendemain, il partait en direction du Sanctuaire, laissant une petite garnison derrière.
Juillet 1009, Désert d’Al-Saour Asif
L’armée des croisés serpentaient entre les dunes chauffées par le soleil. Les gens d’armes clopinaient sous la chaleur ayant du mal a trainer leur bouclier et les gourdes étaient déjà vide. Des rumeurs circulaient dans la troupe. On racontait que Dukath avait reçu un gros renfort des Von Schlaffenmark. D’autres avaient ouïes dire que les gens de Noiséhoc avait prit la défense du Sanctuaire. Le moral tenait quand même bon car les croisés avait la foi en la victoire.
Juillet 1009, Muraille de Montjoie
Sur les centaines d’échelles d’assauts apposés contre les murs de Montjoie montaient sous la pluie de flèches des hordes en turban hurlant leurs cris de guerre et rendu fou par le sépium argannais. Sur les murailles, la garnison des Templiers opposaient une résistance héroïque sous le gonfanon qui claquait au vent. Ils étaient submergés par les assaillants mais le mot d’ordre était clair.
``Montjoie doit tenir, quitte à mourir en martyre ! ``Tout au long du siège la garnison encaissait des pertes effroyables, mais l’infidèle n’avait surement pas prévu qu’il y aurait autant de défenseur. Plusieurs parmi les Templiers croyaient la dernière heure de Montjoie venu et se préparait au trépas. Un seul homme restait optimiste, l’astrologue personnel de la Princesse de Bondoq qui était de passage et qui avait apporté un soutien financier à l’entreprise.
``Montjoie va tenir`` disait-il confiant et non chalent, levant à peine les yeux de ses grimoires, désintéressé par le massacres qui avaient lieu tout près.
Et Montjoie tenu ! Après un long mois de siège, Dukath et les Hospitaliers avaient épuisés leurs dernières réserves d’hommes, leur renfort des terres du centre n’était jamais arrivé et la bannière de protection au couleur des Templiers flottaient toujours sur le plus haut minaret.
Août 1009, Sanctuaire d’Al-Saour Asif
La lune blafarde jetait une pâle lumière sur le campement de la garnison de Dukath qui encerclait le Sanctuaire. Les sentinelles étaient à l’affût et patrouillaient guettant l’arrivé d’une horde de Saoures ou même pire, l’armée des Templiers. Mais ils n’étaient pas de tailles face au redoutable turcopoles
engagés par la Princesse de Bondoq et mené par McHard, qui s’infiltrèrent silencieusement dans le campement, déjouant la vigilance des sentinelles. A eux-seul ils égorgèrent dans leurs tentes toute la garnison qui fût massacrée sans exception. Lorsque le gros de l’armée arriva au petit matin, les infidèles étaient déjà pendus aux murs du Sanctuaire et les vautours en faisaient un festin, ne laissant que des os blanchies. Les croisés étaient tous surpris que les gens de l’Allthing et de
Dukath n’aient pas offert une plus grande résistance. Un croisé monta sur le grand dôme et jeta au sol l’infâme bannière du Cercle d’Ost qui avait trop longtemps souillé ce lieu saint. À sa place fût hissée la grande bannière rouge du Saint-Siège et c’est en son nom que les Templiers prirent possession du Sanctuaire d’Al Saour Asif. En contre-bas, les Templiers présent dans l’armée
s’écrièrent ;
`` Non Nobis Domine, Non Nobis Sed Nomine Tua Da Gloriam !Et le reste des croisées reprirent en cœur ;
``Dieu le Veut !``Puis les croisées enfoncèrent le portail principal et se ruèrent à l’intérieur du Sanctuaire. Les rayons du soleil passèrent par l’ouverture et inondèrent les païens de l’Allthing qui se livraient à leurs rituels impies dans la salle principale. Ceux-ci ébahit et effrayés, se sentant abandonné de leur faux dieux, n’eurent d’autres choix que de se mettre à genou et implorer le pardon afin qu’on leur laisse la vie sauve. Sous l’insistance de Dukath et pour son propre profit, ces pauvres diables s’étaient livrés pendant deux longues années à des cérémonies qui au bout du compte s’étaient avérées vaines.
Maintenant, ils se voyaient confrontés par le fait accomplie d’une victoire de la Vraie Foi.
Sous les insistances de Monseigneur Olivius, le Manus Deï Monseigneur Baldrick ainsi que le prête Maloran Varione firent preuves de clémence et passèrent la coupe de Saint-Soulard dans
l’assistance. Des messes furent aussitôt tenues dans les jours qui suivirent, et les infidèles, ralliés par la prêche, se convertirent en masse. Le grand dolmen de l’Allthing fut fracassé et avec ses pierres on érigea une grande croix. Le Sanctuaire d’Al Saour Asif était désormais libéré et consacré à la gloire de la Vraie Foi. La nouvelle se répandit très vite à travers tous les royaumes et à travers toute la Communitas, motivé par cette victoire, on parlait déjà d’une nouvelle croisade encore plus grande que celle-ci.
Amen