Journal du frère Aldebert de Roiville, Grand Prieur de l'Ordre du St-Sépulcre
Romefort (Kintzheim), 26ième jour de juin de l'an de grâce 1010
Le soir tombait sur la région environnante, la pleine lune était déjà visible au-dessus des collines et un timide brouillard commançait à se former à l'aurée de la forêt. Mes frères du St-Sépulcre étaient déjà repartis et je prenais moi-même une dernière cervoise avant de reprendre le chemin de la Terre Sainte. La bataille d'aujourd'hui avait été une grande victoire pour la Vraie Foi et il était convenable de célébrer, même pour un frère régis par une règle stricte.
Je vis alors sir Olivius, de l'ordre du Lion, arriver à bout de souffle à l'auberge, me demandant de venir l'aider à retrouver la fille du Roi Hubert de l'Orme, qui selon ses dires, avait été kidnappée par des créatures sorties droit de la Mer de Sang... Étant resté armuré, j'étais prêt au combat, et j'emboîtai le pas à Olivius, bien décidé à renverser ce malheur affligeant la famille du bon Roi Hubert. Appuyé de quels compagnons, (dont le frère Jacques d'Avignon, Héléna du Lys d'Argent, Auguste Syagrius des Lions ainsi que sir Olivius) nous descendîmes vers le grand pont prêt de l'auberge où une scène morbide nous attendait: des cadavres jonchaient le tablier du pont ainsi que le sol au pied de la colline. Après que nous ayions franchis la rivière, nous apercevâmes une silhouette ténébreuse sur l'escarpement de la colline. Il portait une armure noire, d'origine elfique, et je reconnus les traits de son visage tout aussi sombre: Veldruk!
Le nécromancien entamma alors une sinistre mélopée, une incantation visiblement maléfique. Je m'élançai vers lui en lançant mon cri de guerre "Montjoie, St-Denis!", espérant lui trancher la tête avant qu'il ne complète sa sombre magie. Mais avant que je n'atteigne le sommet de la pente, je vis soudainement les morts se relever et c'est là que nos ennuis commencèrent. Nous fûment confrontés à des hordes de zombies qui voulaient se repaître de notre chaire. Quand à Veldruk, il avait bien sûr disparu avant que je ne puisse l'atteindre.
Si ce n'avait été que des zombies, cela aurait été une simple formalité, mais la forêt grouillaient d'autres créatures et parmis elles des chevaliers maudits que l'on nomme "Manticores". S'engagea alors un combat féroce à flanc de colline, et je compris que mon destin était scellé quand non pas un, pas 2, mais 3 de ces guierriers redoutables me prirent d'assaut après avoir occis quelques uns de mes compagnons. Pourtant, Dieu m'accompagnait car je réussis à me débarasser d'eux et c'est avec un tabard et une armure maculée de sang que je rejoignis enfin le frère d'Avignon qui me prodigua de bons soins.
Notre quête se poursuivis ainsi en direction d'un campement en forêt et Veldruk fit une nouvelle apparition, afin de relever à nouveau les morts. Cette fois cependant, je réussis à l'atteindre et pus faire rendre gorge à ce sorcier ténébreux. Haletant, épuisé, et après avoir essuyé de nouveaux assauts de morts vivants et d'un chevalier manticore redoutable, nous découvrîmes enfin l'endroit où les créatures gardaient la fille du roi prisonnière. Mais notre sang se figea dans nos veines en voyant l'être de noirceur qui la gardait. Le démon semblait avoir 3 têtes, à moins qu'il ne s'agissait en vérité de trophées qu'il avait outrageusement disposés sur ses épaules. Ce géant sorti droit de l'enfer me dépassait d'au moins 2 pieds et sa silhouette imposante en cachait une plus frêle, tremblottante, à peine visible derrière lui: la fille du Roi! La jeune pucelle visiblement terrifiée implorait notre aide alors que le démon semblait en train de compléter un sinistre rituel. Hésitant, je m'avançai devant le démon. Comment pouvais-je être de taille à me mesurer à lui? Je me rendis rapidement compte qu'en effet, mes chances de le vaincre étaient presque nulles qund d'un seul coup d'épée, il traversa mon armure et m'infligea une épouvantable blessure au bras. D'Avignon s'empressa de me guérire puis je lançai un nouvel assaut sur la créature.
Le manège se répéta à de nombreuses reprises et je ne sais par quel miracle, mais avec l'aide de mes compagnons, nous réussîmes à pourfendre cette abomination. La jeune pucelle demeura dès lors sous ma protection et nous nous lançames dans la forêt, rebroussant chemin vers l'auberge. Mais le cadavre de Veldruk n'était plus là où il avait tombé et bien sûr, nous n'étions pas au bout de nos peines. D'autres zombies, ainsi que des goules ou autre nécrophages se jetèrent sur nous alors que nous courrions dans le sentier entre le campement et la plaine au sommet de la colline. Mais je crus vraiment que mon heure avait sonné quand les Manticores réapparurent, aussi féroces que précédemment sur la colline.
Le combat fut épique et une véritable horde de morts vivants semblait en train de se rassembler dans la forêt. Il fallait s'enfuire! Je donnai l'ordre à la pucelle ainsi qu'à la dame du Lys d'Argent de fuire vers l'auberge pendant que je tentait de ralentir la horde. Les griffes des morts vivants labourraient mon bouclier, leurs doigts en pourriture fendaient l'air, cherchant de la chaire humaine, mais les créatures ne firent que mordre la poussière. Voyant que la pucelle était sauf, ayant rejoint le pont, je quittai prestement à mon tour, dévalant la pente de la colline. Les muscles de mes jambes, de mes bras et de tout mon corps étaient en feu, j'avais du mal à mettre un pieds devant l'autre. Mes poumons brûlaient comme si on y avait versé de l'acide et mon coeur battait la chamade.
La horde de morts vivants nous poursuivit jusqu'à l'auberge ou quelques braves âmes nous aidèrent à la repousser définitivement. Et c'est donc ainsi que la pucelle du Roi fut rendue à son père, reprenant le chemin de l'Haldorf.
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Aldebert de Roiville, Grand Prieur de l'Ordre du St-Sépulcre
Montjoie! Saint-Denis! Que trépasse si je faiblis!