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 Histoire de la Phalange Noire

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Krios



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Age: 21
Guilde: La Phalange Noire - Juvenis Iratus
Religion: Le Culte Des Héros
Date d'inscription: 10/04/2008

MessageSujet: Histoire de la Phalange Noire   Sam 14 Mai 2011, 3:09 am

Citation:
NOTICE DU LIBRARIUM: Cet extrait du Codex Iratus ne contient pas d'informations jugées sensibles et a été approuvé pour diffusion.
- CLARS ''LE MAGE'' F.LESTER, LIBRARIUS PRIMARIS; KRIOS FILS D'ARCHIMÈDES, ADEPTUS LIBRARIUS

''Le couard redoute son passé. Le brave le confronte. L'imbécile cherche à l'oublier. L'hérétique, n'en tire pas de leçon. ''




Acte 1: La conquête
Aux confins des Terres d'Auquesse existait un village côtier de simples hommes. Résistant depuis la nuit des temps à l'assaut des barbares, hommes démons et bêtes sauvages des Terres d'Auquesse, ils étaient pêcheurs, bergers, philosophes... mais aussi guerriers. Braves et hardis, mais peu nombreux, ils étaient les hellènes.
Malgré l'emprise du Tenamuahc sur les terres avoisinantes, ils savaient rester purs d'esprit comme de corps. Bien que certains des anciens se croyaient sous l'égide des anciens dieux, les jeunes savaient bien que leur survie était en réalité due à la force de leur bras et à la pointe acérée de leurs lances. Ceints d'acier et protégés par de larges boucliers, les citoyens du village savaient former une terrible armée dont les rangs ordonnés déchiquetaient les charges malhabiles des sanguinaires Slavéus d'Auquesse.

Leur destin fut cependant scellé par l'arrivé de la civilisation en Auquesse. À l'aube du second millénaire, la cité de Garganesh s'implanta sur les rives du Fleuve Noir. Après avoir subjugué les tribus locales à l'aide de sa nouvelle légion, le Tenamuahc, plus puissant que jamais, tourna son oeil principal sur le village qui le narguait depuis si longtemps. C'est ainsi qu'en l'an 1006, les légions de Caius Brutus déferlèrent sur la paisible cité sans murs.
Le potier abandonna son tour, le fermier ses champs, le berger son troupeau; la phalange fut formée. Cent brave hommes et femmes d'âge adulte, armés d'une rutilante panoplie. Un effort brave, mais insuffisant. Scutum rencontra lance, et les hellènes offrirent une vaillante défense. La moitié de la milice fut tuée, entrainant dans la mort cent hommes.
Malheureusement pour eux, les légionnaires du Grand Khan se comptaient en milliers et n'étaient pas tous exactement des hommes.
Celui-ci vit néanmoins la valeur de ces gens, et leur offrit un choix. En échange de leur soumission, il leur offrait la survie. En échange des premiers-nés de chaque génération et de l'annexion de leur village à la République de Garganesh, il leur offrait une paix relative.
Les hellènes étaient des hommes de logique et choisirent ce qui paraissait à leurs yeux être le moindre mal.
C'est ainsi que les gravures de protection ancestrales des colonnes du temple furent remplacées par les symboles profanes du chaos, que la statue de Zeus fut changée pour une idole tentaculaire du Tenamuahc. À la première goûte de sang versée sur l'idole, un grondement sourd se fit entendre et le ciel prit une teinte rouge. Après des siècles d'attente, l'influence néfaste du Prince Démon avait finalement atteint le village.

Le Grand Khan avait en réalité choisi un châtiment terrible. La punition de ce noble peuple défiant n'allait pas être d'être égorgés et sacrifiés au Tenamuahc, mais bien assimilé. En choisissant de pactiser avec le Chaos, ils allaient plutôt voir leurs fils se convertir au Chaos, leur culture disparaître. Ceux qui succomberaient à la tentation du pouvoir verraient leurs corps être transformés en bêtes et leurs esprits s'effriter.

Tel que convenu, les premiers-nés furent enchaînes et menés en Garganesh, où ils furent ajoutés au corps d'esclaves de la maison Aemilius.
Parmis leur nombre se trouvaient quelques individus notables;

Diogène l'érudit, fils de Thrasymaque l'archonte du village et un sophiste de renom.
Krios, fils du forgeron et chasseur de renom Archimèdes, instruit dans la voie de l'acier, de la mécanique et de l'alchimie.
Hélios l'émotif, fils de Narcisse l'artiste.
Thanos le guerrier, fils du stratège.
Ainsi que Léothorax, le fils du meunier.

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Krios, Archonte de la Phalange Noire.
JUVENIS IRATUS


Dernière édition par Krios le Sam 14 Mai 2011, 3:51 am, édité 1 fois
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Krios



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Religion: Le Culte Des Héros
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MessageSujet: Re: Histoire de la Phalange Noire   Sam 14 Mai 2011, 3:47 am

''Souvenez vous des morts, mais battez vous pour les vivants.''

Acte 2: La République et le début de l'exil

Des 1006 à 1007, les jeunes hellènes furent efficacement endoctrinés et entraînés. La machine bien huilée de la légion eut facilement raison de leurs jeunes esprits.
À partir de 1008, ils commencèrent à suivre les légions dans leurs campagnes militaires et dans leurs conquêtes. Rapidement, ils devinrent les esclaves favoris de leurs maîtres Aemilii. Alors que les plus faibles étaient offerts en sacrifice au Tenamuahc et envoyés construire des ziggourat, Diogène étudiait les rouages du complexe système politique républicain sous la matronne Aemilius. Thanos et Léothorax, eux, s'entraînaient sous les coups de fouet dans les arènes de gladiateurs. Krios eut un parcours singulier. Il devint forgeron pour la garde prétorienne et esclave personnel du Grand Khan. Officieusement, il fut aussi élève du rusé Perséus, patriarche de la famille rivale Scipii, qui l'entraîna dans l'art du renseignement. Ce dernier voyait en lui une candidat possible pour combler le poste de Frumentarius, laissé vacant par la mort du Proconsul Aratherorn. Hélios reste à ce jour muet sur son année d'esclavage. Personne n'ose lui demander de détails.

Les hellènes participèrent à la bataille de l'an 1008 sous les ordres de la légion, où leur lances transpercèrent plus d'un Preux. Du SANG pour le TENAMUAHC!, criaient-ils tous avant de s'enfoncer dans les ranges ennemis, tombés si loin dans la folie meurtrière qui caractérisait les légions de Garganesh.

En l'an 1009, suite à leur service exemplaire et à leur assimilation quasi parfaite, les Aemilii commençaient à se montrer réceptifs à l'idée d'offrir aux hellènes la citoyenneté républicaine. Les jeunes hommes et femmes allaient former une nouvelle légion, obtenir un nom de famille propre et des terres. Une nouvelle famille, évidemment cliente à la famille mère; telle était la loi républicaine. Néanmoins, ils se réjouissaient à l'idée d'être des hommes libres. Peut-être même que l'un d'eux allait faire un sombre pacte avec le Tenamuahc pour garantir succès et puissance militaire à sa famille.

Heureusement, cette suite d’événement n’eut pas lieu.
Le jour même de la cérémonie d'accession à la citoyenneté, un grondement sourd se fit entendre partout en Garganesh. Cette vibration, ressentie dans le corps comme dans le coeur, était connue de tous les légionnaires: le Tenamuahc, seigneur démon patron de la Cité, s'apprêtait à agir.
Cependant, sur les bancs du Sénat, les Khans se regardaient perplexes. Aucune armée ne prévoyait entreprendre de voyage astral et aucune malédiction n'allait être lancée.

Le Grand Khan, lui, restait debout au centre du Sénat en tentant d'entrer en communication avec l'entité.
Soudainement, dans un fracas redoutable, il fut foudroyé par un éclair rouge. Le chaos s'éleva instantanément entre les sénateurs présents. Avait-il déplu au Tenamuahc? L'avait-il rappelé à lui pour ses loyaux service? En réalité, peu importait.

Le Khan Cryptus Mortiférius brisa le tumulte. Il clamait continuer d'entendre la voix de Brutus par l'entremise du Tenamuahc. Certains étaient sceptiques, d'autres se rallièrent à lui. Toujours était-il que disparu ou mort, Caius Brutus n'était plus.

Avec la disparition du Grand Khan, qui détenait formellement tous les pactes, l'influence du Tenamuahc sur notre monde chancela momentanément. Le lien avec les domaines sacrifiés fut brisé; Boisfort fut libérée de l'emprise du prince démon. Sentant ses forces s'amenuiser, le Tenamuahc profita de ses derniers instants d'influence sur le monde pour engloutir la ziggourat de Dalabheim, ainsi que toute sa garnison, à travers une fissure gargantuesque. Il n'entendait pas rester seul prisonnier de son domaine du bas astral...

Outre ces événements spectaculaires, un effet plus subtil frappa les légions de Garganesh. La rage sanguinaire permanente qui alimentait leur ferveur guerrière et emplissait leurs esprits s’estompa. Parmis ceux affectés étaient ceux qui s'appelaient autrefois les hellènes.

Ceux-ci retrouvèrent soudainement leurs esprits et leurs souvenirs. Ils se souvinrent de l’annexion de leur village natal, mais aussi des visages de leurs victimes, de chaque goûte de sang innocent sur leurs mains. Dans ce moment de clarté, ceux des jeunes hellènes dont le corps et l’esprit n’étaient pas irrémédiablement corrompus décidèrent de renier leur famille d’accueil. Ceux qui revinrent à leurs esprits se mirent à chercher leurs anciens compatriotes dans les dédales de la cité. La bande assemblée, ils pillèrent de l'équipement militaire, des vivres, et quelques objets de valeur. Le soir même, assemblés devant la porte de la cité, ils tournèrent leur dos au chaos, et ce, à jamais. Quelques heures plus tard, lorsque le Khan Cryptus eut solidifié sa position et sacrifié cent esclaves, la rage du Tenamuahc vint de nouveau cogner à la porte de leur âme. Un quart de la troupe y succomba immédiatement. Chez les autres, elle ne trouva aucune prise. Leurs esprits étaient définitivement fermés aux chuchotements du démon. Pour la première fois depuis des années, ils durent combattre pour une raison autre que simplement faire couler du sang. Pour la vertu et pour la pureté, les hérétiques et les traîtres qui s'étaient infiltrés dans leur groupe furent abattus.

Il restait cependant le problème de la destination. Les hellènes n'avaient nulle part où aller. Leur premier réflexe fut de se diriger vers leur ancien village. Malheureusement, celui-ci était en piteux état. La plupart des résidents avaient disparu. Plusieurs s'étaient enfuis suite à l'annexion. D'autres avaient été sacrifiés au démon. Ceux qui étaient restés étaient devenus l'ombre d'eux même, ayant accepté complètement le chaos en leurs cœurs et en leurs âmes. Là où il y avait autrefois des hommes d'honneur, de lance et d'esprit, il y avait maintenant des hommes brisés, des cultistes aux habits délabrés et des mutants au corps corrompu.
Le petit groupe se rendit à l'évidence: outre quelques épars individus en exil, ils étaient les derniers représentants réels du peuple hellénique.
Il y eut consensus sur le chemin à prendre. Après avoir récupéré quelques ouvrages antiques de la bibliothèque du village et des biens personnels des demeures de leurs pères, l'ordre fut donné.
Le village fut purifié par la lance et par le feu. Oncles, tantes, frères, soeurs, et même parents y passèrent.
Les forts se consolèrent, car ils savaient que leurs proches étaient en fait morts depuis des années, lors de leur acceptation volontaire du Chaos.
Les faibles eurent des remords. Certains combattirent mollement et se laissèrent saigner par ceux qui furent autrefois de leur sang. D'autres, même, trahirent leurs compagnons et prirent les armes aux côtés de leurs familles.

Le soleil se coucha sur le village.

À l'aube, dans les décombres, il ne restait des hérétiques qu'un monticule ardent formé de leurs cadavres. À la lumière du bucher commun du déshonneur, la première Assemblée fut ouverte. De grands débats eurent lieu, tels que la place du village n'en avait pas vu depuis des années.
Au final, le groupe constata qu'il n'y avait plus rien pour eux en Auquesse.
Des cendres de leur village natal, ils noircirent leurs armures. Désormais, ils seraient connus sous le nom de Phalange Noire.
Puis, solennellement, la troupe se mis en marche vers l'est.
Ainsi commençait l'Exil des derniers des Hellènes.

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Localisation: Dans une épopé rocambolesque
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Religion: Le Culte des Héros Hellénique

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MessageSujet: Re: Histoire de la Phalange Noire   Sam 14 Mai 2011, 4:28 pm

Aucun remord, aucune rédemption.
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